CBD épilepsie Epidiolex études : résultats et efficacité

CBD épilepsie Epidiolex études : résultats et efficacité

février 16, 2026

résumé

Points essentiels Précisions importantes
Indications validées Traiter les syndromes de Dravet et Lennox-Gastaut pharmacorésistants en adjuvant
Efficacité démontrée Réduction de 17 à 30 % des crises selon les études cliniques
Surveillance obligatoire Contrôler la fonction hépatique régulièrement dès le premier mois de traitement
Posologie progressive Débuter à 5 mg/kg/jour jusqu’à 20 mg/kg/jour maximum selon tolérance
Prescription encadrée Réservé aux neurologues et neuropédiatres avec suivi hospitalier annuel obligatoire
Risques à éviter Ne jamais utiliser de CBD non pharmaceutique pour une épilepsie sévère

Je vais te parler d’Epidiolex et de son efficacité dans l’épilepsie, un sujet qui me tient à cœur depuis que j’ai suivi, pendant mes années en addictologie, des patients traités par antiépileptiques. J’ai découvert cette molécule de cannabidiol bien avant qu’elle ne fasse les gros titres, et j’ai vu l’espoir qu’elle représente pour certaines familles. Les études cliniques sur Epidiolex montrent une réduction significative des crises dans les syndromes de Dravet et de Lennox-Gastaut, avec une efficacité prouvée en traitement adjuvant chez l’enfant et l’adulte dès 2 ans. Je vais te détailler ce que la science dit vraiment, sans bullshit marketing, et ce que j’en pense en tant qu’ancien soignant.

Pourquoi Epidiolex suscite autant d’espoir chez les familles touchées

L’épilepsie pharmacorésistante, c’est un cauchemar absolu pour les parents. J’ai côtoyé des familles dont l’enfant enchaînait 50, 60 crises par mois malgré trois ou quatre antiépileptiques différents. Quand tu vois un gamin de 4 ans qui ne peut pas aller à l’école à cause de ses crises, tu comprends vite pourquoi ces parents cherchent toutes les options possibles, y compris du cannabidiol acheté sur internet sans aucune garantie. C’est justement pour éviter ces dérives dangereuses qu’Epidiolex a été développé : un médicament strictement encadré, dosé précisément, et surtout testé dans de vraies études cliniques randomisées.

Le syndrome de Dravet et le syndrome de Lennox-Gastaut sont deux formes rares d’épilepsie qui démarrent dans la petite enfance. Ces pathologies sont connues pour leur résistance aux traitements conventionnels, ce qui pousse les neurologues à multiplier les antiépileptiques, parfois jusqu’à cinq molécules en même temps. C’est lourd, toxique, et ça ne suffit pas toujours. Quand Epidiolex est arrivé en autorisation temporaire d’utilisation en 2018, puis commercialisé fin 2022, ça a ouvert une vraie alternative pour les patients en impasse thérapeutique. Je me souviens d’un collègue neuropédiatre qui m’expliquait à quel point il était soulagé d’avoir enfin un CBD pharmaceutique à prescrire, avec un vrai dossier d’AMM derrière.

Ce que montrent vraiment les études cliniques sur Epidiolex

Les essais de phase III qui ont soutenu l’autorisation de mise sur le marché d’Epidiolex sont solides, et je vais te les détailler en langage simple. Il y a eu quatre études principales : deux pour le syndrome de Dravet (GWPCARE1-B et GWPCARE2), deux pour le syndrome de Lennox-Gastaut (GWPCARE3 et GWPCARE4). Dans chacune, les chercheurs ont comparé le cannabidiol à un placebo, en traitement adjuvant au clobazam, chez des enfants et adultes déjà sous antiépileptiques.

Pour le syndrome de Dravet, l’étude GWPCARE1-B a montré une réduction médiane de 22,8 % de la fréquence des crises convulsives sur 14 semaines par rapport au placebo. Dans l’étude GWPCARE2, cette réduction atteignait 25,7 % à 29,8 % selon les analyses. Ça peut paraître modeste, mais quand on parle de patients qui faisaient des dizaines de crises par mois, cette baisse représente une amélioration de qualité de vie énorme. Moins de crises, c’est moins d’hospitalisations, moins de risques de chutes, moins d’anxiété pour l’entourage.

Pour le syndrome de Lennox-Gastaut, les résultats sont comparables : l’étude GWPCARE4 rapporte une différence médiane de -17,2 % versus placebo sur les crises avec chute, et GWPCARE3 affiche -21,6 %. Ces chiffres ont été jugés suffisants par la Commission de la transparence pour attribuer un service médical rendu important dans ces indications. En revanche, pour la sclérose tubéreuse de Bourneville, l’étude GWPCARE6 a montré une réduction de 30,1 % des crises, mais le SMR n’a été reconnu que chez les patients pharmacorésistants. C’est un point important : Epidiolex n’est pas un traitement de première ligne, mais bien une option de recours pour les épilepsies résistantes.

Étude Pathologie Réduction des crises (vs placebo)
GWPCARE1-B Syndrome de Dravet -22,8 %
GWPCARE2 Syndrome de Dravet -25,7 % à -29,8 %
GWPCARE3 Syndrome de Lennox-Gastaut -21,6 %
GWPCARE4 Syndrome de Lennox-Gastaut -17,2 %
GWPCARE6 Sclérose tubéreuse de Bourneville -30,1 %

Surveillance hépatique et recommandations pratiques

Un point fondamental que je veux te souligner : Epidiolex nécessite une surveillance stricte de la fonction hépatique. Le cannabidiol expose à des élévations dose-dépendantes des transaminases, surtout dans les deux premiers mois de traitement. Chez les patients qui prennent du valproate en même temps, le risque d’hépatotoxicité est encore plus élevé. C’est pour ça que les taux d’ALAT, d’ASAT et de bilirubine doivent être contrôlés avant l’instauration, puis à 1 mois, 3 mois, 6 mois, et régulièrement ensuite.

Je me souviens d’un échange avec un pharmacien qui me racontait avoir détecté une confusion chez une famille : le flacon est gradué en mL, mais la posologie peut être exprimée en mg sur l’ordonnance. Si tu ne convertis pas correctement, tu risques le surdosage. Deux seringues sont fournies : une de 1 mL et une de 5 mL, à choisir selon la dose prescrite. La Haute Autorité de santé recommande explicitement d’indiquer la dose en mL sur l’ordonnance pour éviter toute erreur. Ça peut paraître détail technique, mais chez un enfant de 10 kg, une erreur de 0,5 mL, c’est vite dramatique.

Par ailleurs, Epidiolex peut interagir avec d’autres médicaments, notamment les antiépileptiques. Si tu prends déjà plusieurs traitements pour gérer ton hypertension ou d’autres pathologies, il faut impérativement en parler à ton neurologue. Les effets indésirables les plus fréquents rapportés incluent la diarrhée (44,7 %), les crises d’épilepsie (28,1 %), la diminution de l’appétit (23,1 %), la fièvre et les vomissements. Rien de catastrophique, mais ça demande un accompagnement médical sérieux.

Ce qu’il faut retenir pour les patients et leurs familles

Si tu es parent d’un enfant atteint d’une forme sévère d’épilepsie, ou si tu es toi-même concerné, voici ce que je veux que tu retiennes. Epidiolex est une option thérapeutique validée scientifiquement, mais elle ne doit être envisagée qu’en traitement adjuvant, en association au clobazam, et uniquement chez les patients pharmacorésistants. Ce n’est pas un produit miracle, mais c’est une vraie piste quand les autres antiépileptiques ont échoué.

Ne te tourne jamais vers des huiles de CBD achetées sur internet pour traiter une épilepsie : tu n’as aucune garantie sur la concentration, la pureté, ni les éventuels contaminants. L’ANSM a publié plusieurs alertes sur ce sujet, et je te rejoins totalement sur ce point. Le cannabidiol a des effets psychoactifs, peut être toxique pour le foie, et peut modifier les concentrations d’autres médicaments dans ton organisme. C’est exactement pour ça qu’Epidiolex est un médicament de liste I, prescrit uniquement par un neurologue ou un neuropédiatre, avec un suivi hospitalier annuel.

Voici les points clés à garder en tête :

  • Epidiolex ne remplace pas les antiépileptiques classiques, il les complète.
  • La posologie débute à 5 mg/kg/jour, puis augmente progressivement jusqu’à 20 mg/kg/jour maximum pour Dravet et Lennox-Gastaut.
  • Un bilan hépatique régulier est indispensable pour détecter toute toxicité hépatique.
  • Le traitement doit être arrêté progressivement, jamais brutalement.

Si ton neurologue te propose Epidiolex, c’est qu’il estime que tu as épuisé les autres options. Pose-lui toutes tes questions, notamment sur les interactions médicamenteuses, la surveillance biologique, et les effets indésirables possibles. Et surtout, ne change jamais une dose toi-même : c’est le meilleur moyen de perdre le bénéfice du traitement ou de créer des complications. J’ai vu trop de patients qui pensaient bien faire en ajustant seuls leur traitement, et ça finissait toujours mal.

Avertissement : Cet article est fondé sur mon expérience personnelle et mes connaissances en phytothérapie et cannabidiol. Pour tout problème médical, consulte un professionnel de santé qualifié.

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Maxime

Rédacteur de blog et journaliste, je navigue entre l’instantané du reportage et la réflexion du contenu long format. J’écris avec rigueur, curiosité et passion, en croisant les codes du journalisme et ceux de la rédaction web.

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